imagination de l'enfant, pensées, créativité, protection

« J’ai le sentiment profond que mon enfant est différent… ».

Bien que chaque enfant soit unique, c’est souvent le premier sentiment que les parents ressentent car « Être dans la douance c’est une façon différente d’être au monde ».

Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) c’est quoi ?

Un enfant à HPI est avant tout un enfant différent dont les tests mettent en évidence un potentiel qui implique un  développement intellectuel supérieur à la norme définie pour les enfants du même âge. Toutefois son développement affectif, social et/ou psychomoteur est habituellement plus en adéqution avec son âge biologique.

Cette différence de rythme de croissance, ou « dyssynchronie », différencie fortement cet enfant des autres enfants de son âge . Ce sont les nombreux paradoxes qui caractérisent le plan affectif et cognitif de ces enfants au fonctionnement cérébral atypique qu’il faut connaître pour les identifier et les accompagner vers leur épanouissement personnel.

  • Il y a l’enfant identifié, reconnu car sa précocité intellectuelle est visible :Réussite scolaire, curiosité insatiable, logique implacable…
  • Et il y a l’enfant qui n’est pas identifié et qui aura du mal a être compris :Il peut être en échec scolaire, se montrer provocateur ou perturbateur, distrait, inattentif par moment, ne faisant que ce qui l’intéresse. Il peut être curieux, montrer certaines facilités, mais déroute les parents et les enseignants qui ne comprennent pas ses paradoxes et ses fonctionnements discordants.

Le terme de « précocité intellectuelle ou HPI » connote une avance par rapport à leur âge en termes de compréhension et d’acquisitions. ll faut garder à l’esprit que les capacités de l’enfant  à HPI sont bien un potentiel qu’il faut savoir développer, accompagner, concrétiser.

Si dans l’inconscient collectif, « haut potentiel » rime trop souvent avec « facilité », telle n’est pas la réalité de ces enfants et de leur entourage. Le HPI de l’enfant peut le mettre en situation de difficulté et de souffrance aussi longtemps que l’environnement qui lui est proposé n’est pas en adéquation avec ses besoins particuliers.

Une des grandes caractéristiques des HPI est la haute sensibilité, encore appelée “l’hypersensibilité“. L’hypersensibilité mise à l’épreuve chaque jour provoque de nombreuses colères en classes ou en rentrant à la maison ; épuisé de s’être contenu toute la journée… 

Les enfants sont souvent ultra perfectionnistes, se mettant une grande pression sur les résultats. Avec parfois de l’anxiété, les troubles du sommeil qui s’accentuent, eczéma, asthme, maux de ventre, énurésie, tics ou TOC qui apparaissent…
Sans oublier la frustration, le sentiment d’injustice qu’ils ressentent au quotidien…et qui est source d’explosion à la maison…

La sophrologie peut-elle aider et comment ?

Si la sophrologie a tout à fait sa place dans l’accompagnement des enfants, elle est à mon sens encore plus nécessaire pour les enfants à HPI et également pour tous les enfants et adultes neuro-atypiques (TDAH, TSA, HPI, troubles “Dys”…) .

La sophrologie peut être une aide précieuse de par son approche psychocorporelle. L’enfant apprend à se poser, à calmer ses pensées qui sont en permanence en ébullition… la sophrologie l’aide à être à l’écoute des ressentis, des émotions et aussi à mettre des mots dessus… aide à diminuer les tensions physiques et également les tensions mentales comme l’anxiété, la fatigue…

…calmer le mental en amenant l’attention sur le corps, la respiration, sur un objet de nature (on parle de contemplation), un paysage ressourçant …

… renforcer la bienveillance envers eux-mêmes en développant les pensées positives …

En d’autres termes l’enfant apprend à repérer les sensations du corps en lien avec les émotions. Il apprend à reposer son mental. Il découvre des moyens simples pour accéder à ses ressources, s’apaiser et se renforcer progressivement face à ses peurs, sa fatigue, son anxiété.

Acquérir les bases de la sophrologie dès le plus jeune âge prépare à la période de l’adolescence, aux années collège et lycée, au stress des premiers examens ou du mal-être ressenti dans cette période de transition vers l’âge adulte.

Je terminerai par cette citation de Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne qui accompagne les personnes à HPI, et auteure de nombreux ouvrages dans le domaine…

« Être surdoué, c’est l’émotion au bord des lèvres, toujours, et la pensée aux frontières de l’infini, tout le temps ».